samedi 28 juin 2014

Emile Cohl c'est fini !

Ça y est.

Après cinq longues années d'études, j'en ai fini avec cette école. Maintenant je vais me retrouver toute seule dans le vilain monde du travail (ouh ça fait peur !).

Je suis contente que ce soit fini. Faire des études c'est bien (j'aurais pas le niveau que j'ai sans elles), mais c'est aussi très frustrant. Je ne dessinais jamais pour l'école comme je dessine pour moi. Tous les dessins qui vous plaisent en général ce sont des dessins persos, sans aucun lien avec les cours, pour la simple et bonne raison que ce n'est pas ce que l'école attend de moi. Alors je dessine de la bouse pour les cours, et pour moi, je me fais plaisir. Mais cette époque est heureusement révolue !

Donc, prochainement, je vous mettrais les liens des deux vidéos que j'ai eu à produire pour mon diplôme (c'est l'école qui les met en ligne, donc il faut attendre qu'ils aient tout uploadé).

En attendant, mon avis sur l'école en quelques points :

- la formation en dessin pur est excellente, on apprend vite, bien et correctement pour peu qu'on soit un minimum attentif

- Certains profs sont des crèmes, très encourageants, très compréhensifs. En dernière année, certains sont de vrais soutiens.

- la formation sur les logiciels est encore fragile. Le programme est en constant remaniement, donc ma formation n'est déjà plus la même que celle de la promo qui me suit mais c'est l'un de leurs gros points faibles et ils le savent.

- Pour ceux qui ne supportent pas la compèt', ne tentez pas cette école. Tout se joue sur des classements, donc si on ne tient pas le stress ça ne sert à rien du tout. Et l'école est très forte pour mettre une pression de folie sur ses étudiants (sans déconner), donc préparez-vous.

- Emile Cohl, c'est une une école d'illustration en dépit de son nom. Elle est excellente pour former des illustrateurs, mais elle n'est pas encore au taquet pour des formations en animation ou en jeux vidéos. L'intérêt est donc de suivre la formation pendant deux ans (avant de se spécialiser) pour avoir de solides bases avant de switcher pour une formation plus pointue dans l'un ou l'autre domaine. Ou bien suivre tout le cursus et faire un an ou deux dans une école spécialisée derrière. En revanche, la formation est suffisamment solide pour permettre d'intégrer les Gobelins par exemple. Ceci dit, je dis ça maintenant, d'ici quelques années, la formation aura peut-être été modifiée pour être solide aussi en animation et en jeux vidéos.

- L'école offre des opportunités uniques : un partenariat avec Disney tous les ans, une rencontre avec la recruteuse de Dreamworks, des participations à des concours, des programmes à la sortie de l'école permettant de produire son propre film d'animation tout seul, des invitations dans des festivals comme le Cartoon Movie, le festival d'Angoulême ou Annecy, etc.



Au final, je ne regrette absolument pas ma formation là-bas, malgré des années plus ou moins dures à encaisser.
J'ai énormément appris, je sais ce que je veux faire maintenant. Je sais que mon niveau en dessin est suffisant pour y prétendre même si on n'arrête jamais d'apprendre et de se perfectionner (heureusement, ce serait terriblement ennuyeux sinon). Même si j'ai fait mon premier trimestre de dernière année à reculons, au final, j'ai appris pas mal de choses importantes et je suis devenue beaucoup plus autonome qu'auparavant.

Donc quoi qu'on en dise, et malgré les mauvaises périodes et les grosses baisses de moral, c'est une bonne école. La formation est efficace bien que stricte et pesante parfois.


Bref, maintenant cette partie de ma vie est derrière moi, je vous retrouve bientôt pour des news ^^


9 commentaires:

  1. Et ben, t'es super gentille dans ta critique ^^ j'vais la garder sous le coude pour les gens qui des fois me demande un avis sur l'école pour peut être l'intégrer... Afin de balancer avec mon opinion sans appel xD gnihahaha...

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  2. Ouais, je sais que pas mal de gens doivent se dire ça, mais je le pense vraiment. Il ne m'est jamais rien arrivé de mauvais par rapport à cette école. Donc je ne vois pas pourquoi je la descendrais.
    Je sais pertinemment que je n'aurais pas mon niveau actuel sans, ni la bonne façon d'appréhender les choses. Et il faut aussi reconnaitre les qualités quand il y en a.
    A part la pression et le système compétitif y a peu de choses qui m'ont débecqueté finalement. ^^

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  3. Outch je poste sur un vieux sujet, et j'espère que votre entrée sur le marché du travail (quels vilains mots tout de même, comme si on faisait ses courses avec des travailleurs...) s'est faite comme vous l'espériez.
    Je réagis parce que j'ai moi aussi suivi une formation dans une école semblable (ISART, à Paris, école qui commence à se faire un ptit nom dans le graphisme numérique et le monde du jeux vidéo). Je ne suis pas allé jusqu'au bout, donc respect pour avoir tenu 5 ans.
    Emile Cohl faisait parti de mes choix initiaux aussi, et je pense d'après ce que j'ai lu et vu, que c'est du kif-kif, même si les secteurs visés et les médiums changent légèrement.
    Je trouve que ce genre d'écoles est très efficace pour former des jeunes sur le plan technique, mais lamentable sur le plan artistique. Tout au long de ma scolarité avortée, j'ai aussi senti le poids de la compétition, d'un certain formatage laissant très peu de place à l'imagination et la sensibilité, au profil d'une exigence technique souvent bornée. Les profs avec des œillères, c'est pas toujours facile. Après, comme partout, il y a aussi de supers mentors, mais c'est inégal.
    Ce qui me gène, c'est que ces écoles privées font miroiter monts et merveilles aux étudiants, pour leur sous-tirer des sommes incroyables, les évincer au fur et à mesure des années, et au final, on se retrouve à avoir investi de 3 à 5 fois 7000 à 10000e pour se retrouver sur un marché hyper concurrentiel où les salaires ne permettent même pas de rembourser le prêt étudiant. C'est un peu utiliser la passion de certains, pour leur faire subir des cursus anormalement longs, retarder l'entrée sur le marché du travail, et déstabiliser ce marché avec des élèves ayant un super niveau technique mais souvent peu de personnalité et de maturité (je généralise, je ne vise personne en particulier!). Quand on voit qu'il y a quelques décennies, les jeunes faisaient quelques années d'atelier et hop, actifs à 20 ans maxi, je me dis qu'il y a un problème quelque part!
    Bref, je déconseille ce type d'école aux gens qui sentent que leur motivation est fragile. Il faut se donner à 120% pendant des années, Ad nauseam, en subissant une pression incroyable, qui vous dégoûte parfois du dessin. Les écoles vous font baver avec des programmes qui ont l'air hyper sympas (chara-design, 3D, peinture...), mais le plus souvent, votre marge de manœuvre est plus que limitée. Vu le prix de ses écoles et le taux d'échecs/larguage, il faut y penser à deux fois avant de s'engager, et surtout savoir à quoi s'en tenir. Ne pas se faire embobiner. Vous voilà prévenu(e).
    Il existe des alternatives plus "cool", avec des élèves laissés en roue libre, je pense notamment aux divers beaux-arts et arts-décos, mais c'est dur de trouver un juste milieu entre sérieux et liberté. Hors, un artiste a besoin des deux pour s'épanouir.
    Ce qui reste sûr, c'est que ce n'est pas l'école qui va vraiment faire de vous un bon/une bonne artiste. C'est votre motivation et investissement personnel. Il faut démystifier ces écoles, qui se prennent trop au sérieux. On oublie trop souvent qu'il s'agit d'un moyen d'arriver à ses fins, un moyens onéreux, et non une fin en soi. Si vous n'êtes pas ok avec vous même, si votre démarche artistique est bancale, l'école sera plus un boulet qu'une aide. j'en sais quelque chose...
    Bon courage à toutes et à tous!

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    1. Ha, Isart je connais un peu en effet. Je suis globalement d'accord avec tout ce que tu as dit. Pour faire son choix, il faut se connaitre soi-même, sa motivation, sa façon de travailler et ses envies.
      On peut choisir une école onéreuse, trouver une alternative dans une école moins chère mais toute aussi bonne (faire gaffe aux arnaques) ou carrément choisir de se former en autodidacte.
      Pour ma part, je sais que vu ma façon de réfléchir et de voir les choses, il fallait obligatoirement que je sois formée, et que quelqu'un me cadre pour que j'évolue. Vu mon parcours au lycée, je ne supportais clairement plus les cours qui se rapprochaient des grands classiques (maths, français, anglais, etc.) donc je recherchais une école où je dessinerais et où on pourrait me former à être meilleure là-dedans.
      A Cohl, je n'ai jamais cherché à avoir un style, je me contentais de faire les exos demandés et d'assimiler ce qu'on m'inculquait d'intéressant. Ce qui me classait parmi les élèves très moyens. Mais je n'ai jamais cherché à plaire aux profs ou à changer de style pour eux. J'intégrais ce qu'on m'enseignait (anatomie, perspective, les décors (beeeeh), les couleurs, la compo, etc.) et je m'en servais pour faire des illus pour moi durant mon temps libre.
      Avec le recul, je pense que la formation académique des premières années est clairement excellente et je ne la regrette pas (malgré le prêt à rembourser haha). Parce que je sais qu'un environnement compétitif me stimule plus qu'il ne me désespère. Parce que je sais aussi que seule, ou moins bien encadrée, je n'aurais jamais évolué autant ni aussi vite. Je n'aurais jamais fait la démarche de peindre des objets en études documentaires, je n'aurais jamais pris le temps d'étudier la perspective ni l'anatomie, j'aurais mis encore plus de temps à tenter de mettre mes dessins en couleurs. Bref, les écoles ont un paquet de défauts, et rien qu'à Cohl, je peux en citer beaucoup. Mais je ne peux pas nier que sans cette formation, je n'aurais pas mon niveau actuel ni mon organisation de travail actuelle.
      En revanche, ce genre d'école (comme Cohl) est très bien pour les bases du dessin classique, mais très mauvaise pour tout ce qui est spécialisation. Pour certains métiers comme l'animation, ou le secteur du Jeux vidéos, on peut là encore choisir de se former seul, soit partir dans une école spécialisée. Mais pour moi, l'important, c'est la base de tout ça. Le dessin pur et dur, les bases classiques. Si on se sent capable de les avoir seul en se formant en solo, si on sait qu'on peut se démerder sans école, alors en effet, mieux vaut privilégier sa propre expérience, cela donne des artistes aux profils très différents et intéressants.
      Mais pour les personnes comme moi, qui savent qu'elles doivent être cadrées pour évoluer rapidement, les écoles sont un bon tremplin technique. Par contre, il me semble évident qu'aucune école n'apprendra jamais à personne à avoir un style qui lui est propre. Parce que ce n'est pas quelque chose qui s'enseigne tout simplement, mais quelque chose qui se façonne grâce à notre vécu, nos goûts et nos envies et qui varie depuis le premier jour où on tient un crayon, jusqu'au dernier. Rechercher un style est une mauvaise chose (certains profs de cohl nous le disaient souvent) car techniquement parlant, n'importe quelle personne qui dessine a déjà son propre style, sa "patte". Mais rechercher un style clairement identifiable est à double tranchant : ça peut devenir un atout, tout comme coincer l'artiste dans un même schéma. D'où l'intérêt de ne pas en chercher un pour s'y enfermer et cesser d'évoluer ^^

      Merci en tout cas pour ton témoignage qui reflète l'avis de pas mal de confrères et consœurs du métier :)

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    2. Eh oui! Les profils comme les tiens, j'en ai connu à l'ISART, et sur la durée, c'est eux qui réussissaient à passer en année supérieur à chaque fois, alors que des étudiants plus "bling bling", le genre de types vous mettait des étoiles pleins les yeux avec ses dessins en début d'année mais qui progresse moins vite et se fait finalement larguer sur la durée, j'en ai vu pas mal aussi. Et tu as fait quelque chose que je considère comme très important, et que je conseille à tous: dissocier travail perso de travail scolaire. C'est plus facile à dire qu'a faire, et en pratique, on a souvent tendance à tomber dans nos travers et nos délire dans le boulot scolaire, et c'est le mal. Si vous gardez vos projets perso pour vous, vous mettrez une distance émotionnelle plus grande entre vous et vos dessins scolaires, serez plus enclins à accepter la critique, et bien moins souvent hors sujet! Je n'ai jamais vraiment réussi à dissocier les deux, et ça m'a joué des tours. L'autre extrême, je l'ai vu aussi: des jeunes qui ne dessinaient jamais pour eux. C'est difficile de garder la motivation et le plaisir dans ce cas.
      Ce qu'il y a de compliqué avec l'Art, comparé aux matières et enseignements plus... classiques (lettres, sciences et le tralala), c'est qu'au final ça dépend vachement de l’étudiant/artiste. J'ai bien vu dans mes années d'écoles, personne n'a la même façon d'aborder les choses. Et selon la pédagogie, c'est plus ou moins adapté. Je sais que pour moi, qui aimais surtout bosser sur des bases théoriques et être laissé libre dans la pratique, un cursus type beaux-arts aurait été plus approprié.
      Mais je pense que tu as choisi la bonne approche pour ce type d'école (d'ou ta réussite). Il ne faut clairement pas y aller en mode artiste/auteur, avec un style trop affirmé. Je ne sais pas trop pour Emile Cohl, mais à l'ISART, ils aimaient bien casser ce type de profil.
      Il ne faut pas oublier aussi qu'il s'agit souvent d'école d'art...appliqués. La recherche de l'esthétisme est secondaire. On nous apprend surtout à répondre aux divers demandes des industries et du marché. Et parfois, j'ai vu des élèves au style incroyable être complètement bridé et formaté, tout simplement parce qu'il aurait été compliqué pour eux de se vendre avec ce style là, inadapté aux attentes de l'industrie. C'est parfois assez cruel et mal vécu, donc il faut vraiment être humble, patient et savoir se projeter à moyen/long terme pour réussir. Si on a les finances, la motivation et l'état d'esprit pour bien le vivre, c'est clair que vous avez l'assurance de sortir avec un niveau pro. Evidemment, comme on a rien sans rien, il faut en payer le prix (dans tous les sens du terme). Tandis que l'autodidacte, encore une fois, c'est pas adapté à tout le monde et beaucoup s'y paument.
      Bref en tout cas ,les jeunes qui sont tentés par ces formations, prenaient exemple sur Camille, elle a tout compris au truc. Et surtout, je le redis, renseignez-vous un max, il existe tellement de formation, de tout niveau, et c'est tellement *** de se dire après coup "ah, si j'avais su..."!

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  4. Bonjour je relance le sujet un an plus tard �� Vraiment merci pour vos éclaircissements sur les écoles d'arts ! En ce moment j'envisage de prendre la prépa à Cohl (j'ai deja eu mon entretien) et je suis plutôt mitigé sur ma décision... J'ai du mal à voir l'enjeux compétitif encore mais je sens qu'avec la motivation et la volonté d'apprendre je peux y arriver. Etant en Terminale L option arts-plastiques, j'ai deja un ptit bagage heh! Genre vraiment petit, mais j'adore dessiner donc c'est l'école idéale quoi! Après comme vous dites, on peut chercher moins cher et dans le public des trucs super comme les beaux arts (je sais qu'à Lyon je vais être refoulé direct j'ai pas trop l'esprit conceptuel) et l'ESAD à St-Etienne. Ah oui et le truc bizarre c'est que reconnue certes par l'Etat, le diplôme visé de dessinateur n'est qu'un équivalent bac+3, donc si tu veux faire ton master dans une autre école après trois ans, y'en a peu qui acceptent. Mais dans l'ensemble ca fait vraiment envie, et la prepa sert à t'amener tranquillement dans le game cohl xD Et sinon je voulais savoir Camille, as-tu fait la prépa? Je suppose car la 5eme année a toujours pas eu lieu, il y a pas eu encore de promo. Et tu penses que la competition est forte tout le long ou surtout vers la fin?

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    1. Whah, ce blog est à l'abandon depuis un moment, ça me fait bizarre de revenir ici XD

      Pour répondre à tes questions, je te dirais de choisir tes études en fonction du boulot que tu veux faire par la suite (ça me parait logique en même temps). Les Beaux arts de Lyon n'apprennent pas la même chose qu'Emile Cohl. Donc tout dépend de ce que tu veux faire.

      Après pour le diplôme, reconnu ou pas, ça dépend là encore de ce que tu souhaites faire. Si ton diplôme est reconnu tu pourras notamment enseigner et donner des cours, ce qui peut être utile. Après, concrètement, on te recrutera pas pour ton diplôme hein. On s'en fout, personne me l'a jamais demandé. On voit l'école que t'as fait, si tu l'as fini à la rigueur, et encore. Mais c'est ton portfolio le plus important.

      Alors sinon quand j'étais à Cohl, les classes n'avaient pas les mêmes noms et n'étaient pas organisées de la même façon. Mais je pense que la première année que j'y ai faite était grosso modo la prépa actuelle en effet.

      La compétition est forte tout du long. Après est-elle plus forte au début du cursus qu'à la fin ? Je dirais que c'est compliqué de répondre à cette question. Il y a plus d'élèves qui ne passent pas en classe supérieure au début (genre en 1ère année qui s'appelait la probatoire avant, 1/3 des élèves ne passaient pas. En deuxième année, 1/4 de ce qui restait dégageait, puis 1/6 et seulement 1/10 en dernière année). Grosso modo, on était à peu près 120 en 1ère année, plus que 85 en deuxième, 65 en troisième et seulement 60 à être diplômés. Donc techniquement parlant, la compétition est plus forte au début.

      MAIS la pression qu'on t'impose va croissant avec les années. C'est-à-dire que la compèt' on la sent au début. Mais ça va. Mais plus les années passent, plus tu veux rester jusqu'au bout (parce que pas de redoublement) et plus les profs te mettent la pression pour faire du boulot de qualité et tout ça, donc c'est plus pesant, même si techniquement parlant, tu as moins de risques de te faire éjecter.

      Après, si tu souhaites juste faire la prépa, la compèt' tu t'en fous. Idem, si tu veux suivre l'enseignement classique de Cohl (1ère et deuxième année), c'est que du bon. Mais après, encore une fois, tout dépend de la branche dans laquelle tu souhaites te spécialiser ensuite. Cohl n'est peut-être pas adapté pour cet spécialisation, mais pour la formation classique en dessin ils sont très bons ^^

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  5. Bonjour, désolée de réactualiser ce vieux post, je ne veux pas déranger mais tu restes l'une des seules personnes à être encore active et à répondre d'une façon intéressante à tout les débats de ce genre qu'on peut trouver sur internet...
    Donc désolée encore, rien ne t'oblige de repondre, c'est pas grave.

    Voilà, en fait, je suis en Terminale S, et j'ai passé les entretiens des écoles ou je souhaitais aller, dont Émile Cohl. Le "problème", c'est que je n'ai été confrontée à aucun refus pour l'instant, et que le choix est plutôt difficile à faire. Principalement, j'ai le choix entre ISART (coucou le post de 2016), Rubika, Émile Cohl et les Gobelins. J'aimerais me spécialiser dans le jeux vidéo donc, et j'hésite beaucoup entre Cohl et Rubika.

    Donc voilà j'aimerais te demander, si tu peux, ce que tu en penses.
    J'ai toujours été autodidacte, et Émile Cohl m'a tout de même accepté directement en première année. Et je sais que si j'intègre cette école, je vais apprendre pleins de choses et mon niveau va s'améliorer. Mais ton commentaire sur la filière jeux vidéo m'inquiète un peu... Il serait du coup plus ingénieux d'aller à Rubika, tout en travaillant à côte mon dessin ...?
    Parce que j'ai beau avoir vraiment envie de conseils concrets sur le dessin (ce que je n'ai jamais eu), je ne sais pas si j'arriverai à rester à faire des dessins d'observations 8h par jours...
    Et est-ce grave de "perdre" des années ? Si je fais les deux premières années à Cohl par exemple, et que je bouge après dans un milieu spécialisé Game, je ne vais pas être refusée par rapport à quelqu'un qui n'aura fait qu'une formation de 5 ans, et qui sera donc plus jeune que moi ?

    Bref, désolée encore si je t'embête, mais je me suis dit que je n'était pas la seule à me poser ces questions, et que te demander ici pourrait en faire profiter d'autre...
    Merci en tout cas, et j'espère que la vie professionnelle se passe bien pour toi :)

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    1. Hello ^^

      Vous êtes plusieurs à me contacter en ce moment pour avoir des infos, t'inquiète ;)

      Oh, Rubika c'est supinfocom / supinfogame !

      Alors en fait, le choix t'appartient selon ce que tu souhaites faire concrètement dans le milieu du jeu vidéo. Si c'est du concept art, du chara design et compagnie, je t'orienterais plutôt vers Emile Cohl, parce qu'il te faut de bonnes bases en dessin. Mais, tu as indiqué que tu étais admise aux Gobelins, or les Gobelins demandent un bon niveau pour entrer (pour ne pas dire qu'il faut déjà bien bien gérer), donc je pense que tu dois déjà avoir les bases. Donc si tu as déjà les bases classiques, Emile Cohl ne t'apprendra pas énormément de choses je pense. Tout dépend de ton niveau actuel en fait.

      Si c'est davantage la 3D, le lighting, l'animation ou le level design qui t'intéressent, alors go rubika. Ils sont très très bons et tu pourras toujours dessiner un peu à côté pour parfaire tes connaissances en dessin ^^

      Je ne sais pas si ça t'éclaire beaucoup du coup. Mais je pense que tu devrais prendre contact avec des étudiants qui sont encore actuellement dans les écoles ou qui sont sortis l'année dernière pour leur poser des questions sur la formation. Les portes ouvertes sont idéales pour ça ^^ Moi ça commence à remonter et les cursus bougent d'année en année, donc si ça se trouve, le cursus en jeu vidéo est mieux foutu maintenant à Cohl (en deux ans ça m'étonnerait que ce soit devenu cool mais on sait jamais), mais dans ton cas particulier, si tu as déjà toutes les bases classiques, ou presque, est-ce vraiment pertinent de faire deux années de formation classique avant ? Là est toute la question.

      Pour ta deuxième question par rapport à ton âge, sache qu'on est dans un milieu où le diplôme et l'âge ne veulent rien dire. Tu as des jeunes de 18 ans qui déchirent sa mère et d'autres qui ont fait 5 ans d'études et ont 15 ans d'expérience derrière eux mais un niveau plus moyen. Ce qui va déterminer ton embauche c'est ton savoir-faire, ton book / portfolio et ton demoreel le cas échéant, ainsi que le CV dans le cas du jeu vidéo (si t'as travaillé sur des supers licences, forcément c'est un bon point pour toi ^^).

      Voilà :D

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